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  • L’hôpital de Meulan-Les Mureaux ne se rendra pas

    L’hôpital de Meulan-Les Mureaux ne se rendra pas

    Mardi 8 septembre, les personnels du centre hospitalier intercommunal Meulan-Les Mureaux ont donné le coup d’envoi de leur mobilisation. Conférence de presse dans la journée, tractage devant l’hôpital, klaxons de soutiens dans les rues de Meulan. Face à eux, un projet préparé loin des regards. Un audit confié à deux cabinets de conseil préconise de transformer la maternité en simple centre périnatal, de réduire la réanimation et de revoir la chirurgie. L’Agence régionale de santé tranchera en octobre. Une centaine d’emplois sont déjà en balance.

    Le groupe d’action de Mantes-la-Ville était à leurs côtés et le restera. Voici pourquoi.

    Ce qui se joue à Meulan

    Ce qui se joue à Meulan n’est pas un débat technique, c’est la poursuite d’une politique de marchandisation de la santé. Jugés sur leur rentabilité, sous une tarification à l’activité qui sous-paie chaque prise en charge, les hôpitaux de territoire qui soignent une population dense et populaire passent pour trop chers. Notre programme engage exactement le renversement de cette logique : sortir de la politique du chiffre, financer l’hôpital public à la hauteur des besoins par une dotation globale plutôt qu’à l’acte, et recruter massivement soignantes et soignants.

    Fermer ici ne soigne pas ailleurs. Les patientes et les patients seraient renvoyés vers Mantes-la-Jolie et Poissy, des établissements déjà saturés. La charge de travail se reporterait mécaniquement sur nos voisins, dont les personnels alertent sur l’incapacité de maintenir une qualité de soins égale sans renfort d’effectifs. Le bassin mantois perdrait un plateau technique et les hôpitaux restants s’enfonceraient. C’est l’inverse du projet insoumis : des urgences, des maternités et des lits accessibles à moins de trente minutes de chaque habitant·e, des fermetures de services stoppées plutôt qu’organisées.

    La France Insoumise est fière de soutenir les travailleurs en lutte pour garder un service public de qualité en proximité, des citoyens et des syndicats mobilisés. Une intersyndicale se construit et un comité de défense de l’hôpital public est en train de naître, nous y serons.

    Nos exigences

    Nos exigences tiennent en une phrase. Maintien intégral de la maternité, de la réanimation et de la chirurgie, recrutements immédiats à Meulan comme à Mantes-la-Jolie et à Poissy, titularisation des précaires, et aucune décision de l’ARS sans débat public.

    Mobilisons-nous

    • Mardi 24 septembre, 10h, rassemblement devant l’hôpital de Meulan puis marche jusqu’à la mairie des Mureaux avec les agents territoriaux.
    • Mardi 13 octobre, marche aux flambeaux entre la mairie des Mureaux et l’hôpital, au moment précis où l’ARS rendra ses conclusions.

    L’hôpital public ne meurt pas de vieillesse, il est fragilisé par des choix politiques. D’autres choix sont possibles, nous les porterons, dans la rue d’abord, puis au pouvoir.

    Intervention de Cédric Briolais, élu La France Insoumise à Meulan, lors de la conférence de presse de la CGT.
  • Mantes Sud Insoumis condamne le « permis de tuer » : le débat refusé à l’Assemblée aura lieu dans la rue

    Mantes Sud Insoumis condamne le « permis de tuer » : le débat refusé à l’Assemblée aura lieu dans la rue

    Le 7 juillet 2026, 313 députés ont adopté la proposition de loi instaurant une « présomption de légalité des tirs » des forces de l’ordre. Une loi venue initialement de l’extrême droite, portée par Les Républicains et soutenue par le gouvernement.

    Ce que change ce texte est grave. Jusqu’ici, un tir de policier devait être démontré comme strictement nécessaire et proportionné, et c’était à l’État de le justifier. Demain, tout tir sera automatiquement présumé légal, et ce seront aux familles des victimes, en plein deuil, de prouver le contraire. Un renversement inédit de la charge de la preuve, contraire aux décisions de la Cour européenne des droits de l’Homme.

    Les conséquences sont prévisibles. Depuis la loi de 2017 qui avait déjà assoupli l’usage des armes, les tirs mortels de policiers sur des personnes à bord d’un véhicule sont cinq fois plus nombreux qu’avant. En 2025, 49 personnes ont été tuées par les forces de l’ordre en France, et 22 rien qu’au premier semestre 2026. La France est déjà le pays européen où la police tue le plus. Cette loi pourrait aggraver encore ce bilan.

    Ce texte affaiblirait aussi les enquêtes. Le policier dont le tir est présumé légal ne serait plus automatiquement placé en garde à vue, ce qui empêche la collecte des preuves cruciales dans les premières heures. Souvenons-nous d’Olivio Gomez : c’est grâce aux images de vidéosurveillance récupérées à temps que le policier a été condamné pour meurtre. Avec cette loi, ces preuves auraient pu disparaître avant même le début de l’enquête.

    Nous savons déjà qui paierait le prix de cette loi. Un jeune homme perçu comme noir ou arabe a vingt fois plus de risques d’être contrôlé que le reste de la population. Il sera, de fait, plus exposé au tir mortel.

    730 000 citoyens ont signé la pétition contre ce texte. Le Parlement a refusé de les entendre. Ce désaveu ne s’effacera pas, et le pays s’en est emparé. Une marche nationale unitaire est appelée le dimanche 20 septembre, à l’initiative de SAVE, du Comité Justice pour Adama, de la LDH, du Syndicat de la magistrature, du Syndicat des avocats de France, d’Amnesty International, aux côtés de la CGT, de Solidaires, et des partis politiques dont La France Insoumise.

    Mantes Sud Insoumis, fidèle à son engagement pour les libertés, sera dans la rue le 20 septembre. Nous exigeons le retrait de cette loi et l’abrogation de toutes les lois sécuritaires qui ont pavé sa voie, à commencer par la loi Cazeneuve de 2017.

    Le 20 septembre, le débat qu’ils ont refusé à l’Assemblée aura lieu dans la rue. Soyons des milliers.

  • Attentat d’extrême droite à Paris : l’extrême droite se lache, leurs alliés silencieux.

    Attentat d’extrême droite à Paris : l’extrême droite se lache, leurs alliés silencieux.

    Le dimanche 16 février 2025, une attaque violente a été perpétrée par une vingtaine de militants d’extrême droite à Paris. Ces individus, cagoulés et armés de tessons de bouteille, ont pris pour cible les locaux de l’Association culturelle des travailleurs immigrés turcs (ACTIT) dans le 10ᵉ arrondissement, où se déroulait la projection du film Z de Costa-Gavras, organisée par le mouvement de jeunesse kurde Young Struggle. Lors de cette agression, un militant de la CGT a été poignardé et hospitalisé. Six suspects ont été interpellés et placés en garde à vue.

    Mantes Sud Insoumis condamne fermement cet attentat d’une violence inouïe, dirigé contre des militants engagés dans la lutte antifasciste et la défense des droits des travailleurs immigrés. Nous exprimons notre solidarité envers les victimes et leurs proches et réaffirmons notre engagement à combattre toutes les formes de haine et de violence.

    Nous dénonçons le silence assourdissant du Premier ministre face à cette attaque. Son absence de réaction est inacceptable et témoigne d’un manque de considération pour les victimes du terrorisme d’extrême droite, contribuant ainsi à sa banalisation en France. Pire encore, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau persiste dans une posture de renvoi dos à dos des extrêmes, sans un mot pour les victimes de cette attaque ciblée. Cette stratégie de relativisation masque la gravité des violences d’extrême droite et empêche toute action concrète contre ces groupes qui passent à l’acte en toute impunité. Il est impératif que le gouvernement prenne ses responsabilités et adopte une position claire et déterminée pour lutter contre ces groupuscules violents.

    De plus, nous pointons du doigt le traitement médiatique minimaliste de cet événement par les médias dominants. Cette couverture insuffisante contraste fortement avec l’ampleur médiatique accordée à d’autres actes de violence, créant une perception biaisée et contribuant à la normalisation de l’extrême droite.

    Nous dénonçons également le deux poids, deux mesures dans le traitement des affaires d’attentats. Alors que les actes attribués à d’autres mouvances font l’objet d’une attention immédiate et soutenue, les violences perpétrées par l’extrême droite sont souvent reléguées au second plan. Cette disparité est inacceptable et nuit à la cohésion sociale.

    Enfin, Mantes Sud Insoumis déplore la fin du cordon sanitaire qui, autrefois, isolait les idéologies d’extrême droite. La banalisation et l’acceptation progressive de ces discours au sein du paysage politique et médiatique favorisent le passage à l’acte de militants radicalisés. Il est urgent de rétablir une barrière claire et infranchissable contre ces idéologies de haine.

    Nous appelons à la mobilisation générale et à la participation aux manifestations organisées partout en France pour dénoncer cet attentat et défendre nos valeurs communes de solidarité, de tolérance et de respect de la dignité humaine.

  • Contre l’islamophobie : Mobilisons-nous pour une représentation qui respecte nos valeurs

    Contre l’islamophobie : Mobilisons-nous pour une représentation qui respecte nos valeurs

    Le Sénat a adopté, le 18 février 2025, une proposition de loi visant à interdire le port du voile par les athlètes françaises lors des compétitions sportives.

    Continuité et obsession des sénateurs LR

    Il n’est pas nouveau que des sénateurs Les Républicains tentent, depuis plusieurs années, d’imposer des restrictions sur le port du voile dans le sport, dans d’autres activités et même dans l’espace public.

    Position singulière de la France

    Alors que de nombreux pays considèrent le sport comme un lieu de rencontre et de partage, la France se singularise par une législation de plus en plus restrictive, en contradiction avec les valeurs affichées du sport.

    Combat des femmes pour la liberté

    Il est essentiel de rappeler que le combat des femmes, y compris des femmes musulmanes, pour l’émancipation et l’égalité des droits doit se faire par l’éducation et la liberté, et non par des interdits qui les relèguent au rang de citoyennes de seconde zone.

    Laïcité en France

    La laïcité, telle qu’elle est conçue en France, est un devoir qui s’impose à l’État et à ses services publics, garantissant la liberté de conscience et le libre exercice du culte.

    L’impact des élections municipales sur la représentation nationale

    Les élections municipales sont cruciales car elles déterminent la composition du corps électoral qui choisit les grands électeurs, ces derniers élisant ensuite les sénateurs.

    Conclusion

    Nous considérons cette loi comme islamophobe et comme une atteinte majeure à la liberté et aux droits des femmes musulmanes sportives.

  • Pédocriminalité et silence complice : François Bayrou doit répondre !

    Pédocriminalité et silence complice : François Bayrou doit répondre !

    C’est un véritable scandale d’État, pourtant les médias dits traditionnels préfèrent en parler de manière très limitée.

    En effet, François Bayrou serait impliqué dans une affaire de pédocriminalité.

    Les faits se seraient déroulés à l’école Notre-Dame de Bétharram, où les enfants subissaient des violences et des agressions sexuelles.

    Plus d’une centaine de plaintes auraient été déposées contre des prêtres, des surveillants et des personnels de l’établissement.

    Or, M. Bayrou aurait eu connaissance de cette affaire alors qu’il était ministre de l’Éducation, et il serait intervenu pour couvrir ces actes.

    De plus, il entretenait des liens avec l’ancien directeur de l’établissement, un homme d’église, ce qui soulève des questions sur son implication.

    Il est inadmissible qu’un responsable politique, et plus encore un ancien ministre de l’Éducation, puisse être impliqué dans une telle affaire sans que la lumière soit faite.

    C’est pourquoi nous vous invitons à signer la pétition lancée par le collectif Briser la loi du silence, qui exige la destitution de M. Bayrou.

    Il n’est plus acceptable qu’un tel homme occupe un poste au sein du gouvernement.

    Signez la pétition : http://chng.it/MWKyqTvKfh